sac-plastique-interdit

Le premier acte symbolique de juin 2015 aura été de vendre notre poubelle... maintenant on est près.

Avant cela, nous produisions un sac de déchets de 15L par jour, une poubelle de tri sélectif par semaine, et du verre 1 à 2 cabas par mois. Pour réduire tout cela, il nous a fallu éxaminer le contenu de la poubelle et reflechir à "comment va t'on faire sans elle? 

En premier nous avons amélioré la qualité du tri des déchets (bac verre, bac papier, poubelle de tri plastique, metal et carton), ça c'est assez intuitif et facile à faire, en une semaine c'était en place...

Ensuite nous avons identifié les emballages non recyclables (brosse à dent, pot de compote/yaourt, suremballage...) pour mieux les combattre... et ça, par contre c'est long...épuisant, frustrant mais possible et c'est tout ce qui compte. Naïvement je suis retournée dans mon hypermarché habituel... Ohhhhh désespoir...passage en caisse à vide, une grande première. Du coup j'ai ratissé tous les commerçant de proximité, les marchés et les enseignes Bio des alentours, j'ai contacté bon nombre de producteur locaux, et tout ça a porté ses fruits...

"C'est la première fois qu'on me demande un truc pareil" est la phrase que j'ai le plus souvent entendu, à croire qu'on était seul au monde... Mais c'est faux, les grains de sable se multiplient, les idées semées à droite, à gauche germent petit à petit... Notre démarche interpelle, nos actions ont du pouvoir, elles sement le doute, réveillent la conscience qui dort en chacun de nous, incitent à la réflexion. font des petits... dans notre entourage mais aussi chez les commercants où nous allons...

Aujourd'hui, en avril 2016, nous produisons encore des déchets 2L par semaine (50 fois moins), une poubelle de tri selectif par mois (4 fois moins) et 1 cabas de verre par mois (guère moins)... Et je n'ai pas dit mon dernier mot!